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a cura di Paolo Quintili - quintili@uniroma2.it
Ultimo aggiornamento: 17 ottobre 2000





COLLOQUE DE L'AN 2000

SOCIÉTÉ DIDEROT


 PROGRAMME DEFINITIF DU COLLOQUE, DANS LES NOUVELLES 47 (Septembre 2000)



"1751-2000. l'Encyclopédie en ses nouveaux atours : vices et vertus du virtuel"
(Célébration du 250ème anniversaire de la publication du prospectus de l'Encyclopédie).

Paris VII - 17-18 Novembre 2000

Ce colloque, organisé par la Société Diderot, entend engager une réflexion sur l'Encyclopédie électronique réalisée par l'Université de Chicago (http://humanities.uchicago.edu/ARTFL/projects/encyc/). L'ARTFL Projects, du fait de son exhaustivité, et des procédures qu'il propose, va-t-il modifier sensiblement notre connaissance de l'Encyclopédie ? Va-t-il transformer également notre approche, nos méthodes de travail, qu'il s'agisse de recherches ponctuelles ou d'entreprises plus larges ?

Développer et préciser ces questions, y apporter de premières réponses, tel est l'objectif de ce colloque qui se veut à la fois pratique – nous expérimenterons en temps réel l'Encyclopédie électronique – et théorique : nous voulons interroger cette pratique, ses ouvertures et ses limites, ainsi qu'évaluer son retentissement sur notre activité de chercheur et d'intellectuel à l'aube du XXIème siècle.

Le colloque qui durera deux jours aura lieu à Paris, à l'Université Paris 7-Denis Diderot, dans la deuxième quinzaine de novembre 2000. Les projets de communication, qui doivent impérativement se référer à l'Encyclopédie électronique, peuvent être adressés, accompagnés d'un résumé de quelques lignes, à Anne-Marie Chouillet ou à Pierre Chartier.

Les modalités pratiques seront précisées ultérieurement. Pour tout renseignement et/ou proposition de communication s'adresser à:

A.M. Chouillet, 7 route de la Reine, F 92100 Boulogne – e-mail: encyc@club-internet.fr

P. Chartier : 12, rue Émile Faguet, F 75014 Paris



PROGRAMME DEFINITIF DU COLLOQUE, DANS LES NOUVELLES 47 (Septembre 2000)

 
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 Propositions de communication reçues:

- Volpilhac-Auger, Catherine:
"Pénélope devant la Toile : reprise d'un texte ancien à la lumière de
l'ordinateur" (les Considérations sur les Romains lues successivement par l'Encyclopédie papier et l'Encyclopédie électronique).

- Stewart, Philippe : titre a préciser.

- Quintili, Paolo : "La raison lointaine. Internet, rationalité encyclopédique et rationalité télématique".
C'est la pratique quotidienne avec ce moyen et ses problèmes, ses avantages, désavantages et limites, le besoin d'exhaustivité face à la borne du matériau de support, la présence physique du texte qui change, qui échappe etc., voilà ce qui inspire ma réflexion. "tele" en grec signifie "lointain"...

- Bianco, Jean-Francois : "L'araignée universelle. Diderot a-t-il inventé le web?"

On trouve le mot "web" chez Bacon. Il est négatif. Il désigne la pensée abstraite, idéaliste et vide. On sait que Diderot reprend positivement la métaphore de l'araignée pour parler du corps et de son unité. Le "web" devient alors un lien essentiel entre le centre et la périphérie. Ce n'est pas seulement le corps de l'animal ou de l'homme qui est en jeu, c'est celui du savoir mis dans l'Encyclopédie. Evidemment cela n'a rien d'électronique, mais l'idée est là : le savoir comme la critique est dans la communication, dans la mise en relation (renvois, intertextualité...). Cette utopie de la simultanéité conduit logiquement à la réalisation technique de l'Encyclopédie électronique. En réfléchissant sur la révolution technique, en la confrontant avec la révolution idéologique qui la fonde, on peut avec Diderot ouvrir des perspectives constructives et critiques sur l'utopie du savoir simultané.
En travaillant la métaphore de la toile, sur le changement de signification et de portée du mot web, je souhaiterais réfléchir sur les enjeux des notions de périphérie, de centre, "d'hypertexte" ... leurs possibles et leurs limites. L'Encyclopédie, dès 1751, n'est pas ou plus vraiment un cercle, mais déjà une "toile".

- Brian, Eric- ThereChristine : sur l'économie politique.

- Geffroy, Annie: sujet à préciser.

- Benrekassa, Georges :sujet à préciser.

Laurendeau, Paul, Université de York (Canada) :
"Accès éléctronique à l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert: investigation méthodique d'un maquis intellectuel".

Il faut d'abord se féliciter que la censure royale n'ait pas disposé à l'époque de l'instrument en cours de préparation par nos collègues de Chicago. C'eut été la parade parfaite a ce qui fut le principal exercice textuel applique systématiquement et a une grande échelle par les encyclopédistes: la dissimulation d'idées subversives sous couvert lexicographique. L'œuvre des Encyclopédistes est un véritable maquis intellectuel, ou la pensée progressiste joue a cache-cache avec la censure, ou plus précisément avec la présomption de censure.
Le long article DIEU ne dit rien. Le petit article AIGLE est une dénonciation en règle de la superstition et de l'irrationalité. La connaissance que nous avons de cette dimension crypto-subversive de l'œuvre reste circonscrite par exactement les mêmes limitations qui contraignaient les censeurs de l'époque: la puissante propension a ne consulter un ouvrage lexicographique qu'en se limitant à l'appel "manuel" des quelques mots-vedettes correspondant aux concepts recherches. L'accès électronique va permettre aux chercheurs de toutes disciplines de crever le rideau de cette véritable nomenclature-planque, et d'accéder a désinformations non encore dominées parce que nichées sous des articles au mot-vedette anodin. Notre communication cherchera a démontrer sur exemples les atouts ouverts par cette perspective d'une véritable investigation méthodique de cet immense manifeste déguisé en dictionnaire qu'est l'Encyclopédie.



 


 

 
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